Une première au CH Laborit avec des groupes extérieurs.

Cette date décalée au 29 juin a permis de prolonger les festivités du 21, date officielle, et de réunir patients et soignants autour d’un moment festif et convivial à l’approche de l’été.

Quelques notes de musique, des tivolis, une bonne odeur de pâtisserie et une météo clémente, il n’en fallait pas moins pour que cette fête de la musique à l’hôpital soit réussie !

Un goûter avec une belle variété de pâtisseries réalisé par les différents centres d’activités ainsi que des boissons de la part de La Cordée ont été offert à tous.

A l’initiative de Yadali Camara, l’animateur socioculturel du CHL, dans le cadre du comité d’animation de l’association La Cordée, cet évènement gratuit et ouvert à tous, a réuni des patients de tous les secteurs.

Sa volonté première était de créer une fête ordinaire sur l’hôpital afin de faciliter l’accès à la culture aux patients.

Virginie Bezagu, représentant la Direction des soins a pris sa casquette de coordonnatrice des centres d’activités pour ouvrir ce temps convivial en saluant la programmation prévue grâce à Yadali Camara, les partenariats et l’implication de tous.

L’animateur a pu compter sur plusieurs partenaires locaux comme le Centre socio-culturel de la Maison de la Gibauderie qui a prêté les tivolis, les chaises et la sonorisation, mais également sur les centres d’activités qui avaient préparé des prestations musicales et le goûter alors que l’Association La Cordée s’occupait des boissons. Une bonne synergie, pour une fête réussie !

C’est la chorale Chœur des champs de la Maison de la Gibauderie qui donne le LA avec la chanson “Bella Ciao”, chant de révolte italien qui célèbre l’engagement dans le combat mené par les partisans pendant la Seconde Guerre mondiale et médiatisée récemment par la série à succès “La Casa de Papel”. S’en suit un registre varié “Volare, I have a dream, Amazing grace…” qui a conquis les publics.

Puis, c’est au tour des patients de Minkowski avec le groupe de l’atelier chant/slam de Mirandes et Massigny qui proposent des reprises que toute l’assemblée fredonne ! Et vient le moment des slams, ces textes engagés, entre poésie et chant.

Les slams, la musique des mots

Art oratoire entre poésie et musique qui consiste à déclamer un texte de manière rythmée, le slam se déclame dans un lieu public sous la forme d’une rencontre ou d’un spectacle.

Isabelle se lance avec son projet de “fugue en fauteuil en sol majeur”, un texte écrit en hommage à sa voisine partie en maison de retraite, puis c’est un slam en duo “Je suis le chamallow éphémère et dodu” et un texte plus sombre “Je t’aime aujourd’hui, je n’ai plus de haine, la rosée du matin sur tes cendres déposées”.

Un slam joyeux sur la bande de copains à Mirandes “Nous à Mirandes, on est une bande de copains, on en oublie les traitements, on sait qu’il y a des éclaircies, tout près d’ici”.

Tous les thèmes sont abordés, ici une invitation au restaurant “Dans un ptit coin charmant, main dans la main, construisons notre destin” et là un départ en vacances en Italie “des kilomètres de bouchons, sur la folie de l’autoroute, sur la route de Capri, Viva Italia !” pour finir sur le confinement “prendre un chemin de traverse pour retrouver la liberté, quelque chose s’est perdu au moment du confinement qui ne reviendra plus, j’ai retrouvé le virus de la liberté”…

Puis viennent les 3 groupes professionnels avec “Phanie” qui ouvre le bal avec son ukulélé et sa guitare et un style de musique Soul et Folk léger et dansant.

“La java du poète” est une chanteuse en solo, de chanson française qui interprète ses propres compositions. Elle ironise les états d’âme du quotidien et emmène le public dans son bal des émotions en chantant l’ennui, la paresse, mais aussi le tapage et le remue-ménage.

La maison de quartier avait communiqué sur la journée et quelques voisins se sont déplacés pour assister aux représentations !

Dernier groupe à passer sur la scène en herbe du centre social : “(Les autres)” groupe de chanson française (compos & reprises) « Tantôt engagés, tantôt poétiques, (Les Autres) embarquent le public dans leur univers polyphonique foutraque fait de compositions et de reprises, entre chanson et rock, entre Brassens et Mano Solo, entre Nina Simone et Léonard Cohen, entre joie et tristesse, entre guitare/contrebasse et piano, mélodica, banjo… Parce que « c’est pas nous, c’est (Les Autres) » !

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