Le centre hospitalier Laborit s’est engagé dans une politique de développement durable et mène des actions comme le recyclage et la valorisation des déchets.

« Le recyclage et la valorisation des déchets sont des enjeux majeurs pour notre environnement et notre économie » explique Ahmad Al Haj – Responsable du projet à la Direction des services économiques, logistiques et de l’achat public.

 

L’hôpital confie ses déchets à la société Véolia. Ces déchets sont triés et acheminés vers les filières d’évacuation et de valorisation appropriées selon leur nature et conformément à la réglementation en vigueur.

Actuellement 100 % des déchets émanant de l’hôpital Laborit sont valorisés via les valorisations matière et énergétique.

En effet, il existe plusieurs formes de valorisation. Il est important de les différencier pour comprendre et apporter les réponses environnementales correspondantes.

La valorisation matière, encore appelée recyclage, elle comprend la récupération, la réutilisation, la régénération et le recyclage des matériaux extraits des déchets.
Les nouveaux matériaux sont appelés matières premières secondaires ou matières premières recyclées. On peut alors parler d’économie circulaire car ces matières premières secondaires seront de nouveaux matériaux pour les industriels qui une fois consommés seront de nouveau des déchets pouvant être recyclés.

La valorisation énergétique, destinée aux déchets qui ne peuvent être recyclés sous forme de matière, consiste à récupérer et valoriser l’énergie produite lors du traitement des déchets par combustion ou méthanisation. L’énergie produite est utilisée sous forme de chaleur ou d’électricité.

Bilan des déchets de l’hôpital traités par VEOLIA

Dans le but d’améliorer et d’aller plus loin dans le tri, le CH Laborit a fait part à Veolia de sa volonté d’effectuer une analyse des déchets types ordures ménagères et ainsi effectuer davantage de valorisation matière. Véolia a ainsi proposé une action de « caractérisation » qui consiste à effectuer un vidage du flux de déchets (en l’occurrence, des ordures ménagères) afin de vérifier et d’analyser le pourcentage de matières (papiers/cartons, verre,bois, ferraille, plastiques, biodéchets, etc…) constituant le flux analysé en pesant chacune des matières.

La caractérisation effectuée le 22 février 2021 a fait apparaître certains éléments :

  • 90% de ce flux est bien constitué d’ordures ménagères : plastiques souillés (alimentaire), cartons souillés (alimentaire), verre souillé (alimentaire) ainsi que des déchets liés à l’activité de soin, comme des compresses. Dès lors que ces emballages sont souillés, via des résidus de nourriture par exemple, la valorisation matière n’est plus possible. La valorisation la plus adéquate reste donc la valorisation énergétique qui permet d’en dégager de l’énergie (biogaz, électricité).
  • 10 % de ce flux est constitué de bio déchets. Les biodéchets sont constitués de déchets alimentaires et des autres déchets naturels biodégradables, on les appelle aussi “déchets organiques”. Lors de la caractérisation, il a été constaté dans le flux ordures ménagères, un nombre important de déchets organiques (épluchures et restes alimentaires).

Les axes d’amélioration

  • L’axe principal constaté est donc le tri et le traitement des biodéchets. Selon la caractérisation effectuée, il représente aujourd’hui 10% des 108,73 tonnes de déchets constituant le flux ordures ménagères, par conséquent,on peut estimer que l’hôpital a produit, en 2020, 10,873 tonnes de biodéchets.
  • Les emballages souillés représentent un pourcentage important du flux. Ils sont principalement souillés par des résidus alimentaires. Au même titre que le particulier doit nettoyer ses déchets “verres” pour que le recyclage en soit possible, nous pouvons faciliter le recyclage grâce à de “petits gestes” qui pourraient faciliter le recyclage de matières non souillées et envisager une collecte.
  • La réduction des emballages : La manière la plus efficace de réduire les déchets ordures ménagères est aujourd’hui de réduire la consommation des produits emballés, voire suremballés.

Un bon déchet est un déchet qui n’existe pas…

Les perspectives

La valorisation matière des biodéchets est possible grâce notamment au compostage. Les déchets organiques sont acheminés sur des sites de traitement spécialisés qui permettent de créer du biocompost, utilisé comme engrais dans le domaine de l’agriculture principalement.

L’hôpital Laborit s’engage dans une nouvelle démarche de tri et envisage la mise en place d’une collecte des biodéchets.