Comment accompagner son deuil ?

L’épidémie de coronavirus, le confinement ont créé une situation particulière : des familles ont vécu des morts brutales, sans pouvoir accompagner les malades, avec des funérailles réduites à leur plus simple expression. Comment faire alors le deuil de nos proches ?

Mardi 29 septembre, le Dr Jean-Jacques Chavagnat était l’invité de France Bleu pour évoquer ce sujet.

La situation exceptionnelle de ces derniers mois a totalement perturbé le rapports à nos morts. Jean-Jacques Chavagnat est psychiatre au Centre hospitalier Henri-Laborit de Poitiers et Agnès Dione est gérante de l’Agence de pompes funèbres écologiques Accmé apportent leur éclairage sur ces deuils difficiles.

Le deuil à l’épreuve de la Covid

Certains deuils pour les personnes décédées ont été difficiles, parce ces morts ont été brutales en EHPAD ou en service de réanimation. Selon Jean-Jacques Chavagnat, pour la grande majorité des personnes, il est préférable de voir le corps pour commencer le travail de deuil.

Le temps du chagrin

Le deuil dure toute la vie, d’un point de vue psychologique. Chacun a son rythme, son chemin de deuil. La brutalité des décès a été stressante pour beaucoup.

Le choc post-traumatique

Quand on a le sentiment de ne pas avoir été là pour se dire au-revoir, cela créé un choc et peut entraîner un état de stress aiguë. Il ne faut pas hésiter à se faire aider par des associations (comme l’association Vivre son deuil) ou consulter un médecin spécialiste.

Comment célébrer nos morts ?

Agnès Dione a organisé cet été une veillée collective pour célébrer les morts. Il y a eu des captations vidéo de cérémonies pour que les absents puissent participer au moment de recueillement. Il y a, selon Jean-Jacques Chavagnat, le temps immédiat du deuil avec l’organisation des obsèques et la cérémonie et le moyen et long terme où « le mort est avec nous« .

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