Les portes s’ouvrent sur l’hôpital de jour Georges Ruetsh ce jeudi 14 novembre à Châtellerault grâce à la mobilisation de toute l’équipe et des patients.

Accueillis par l’équipe, les visiteurs partent par petits groupes pour une visite complète de l’établissement.

Préparées minutieusement, ces visites permettent de découvrir toutes les activités proposées par l’hôpital.

Les patients, acteurs de cette journée, sont répartis dans les salles de leur choix et présentent chacun leur tour, les activités réalisées pendant le temps d’hospitalisation.

La visite

La visite commence par la salle à manger qui sert aussi de ludothèque, où l’on trouve le coin café et où sont servis les repas thérapeutiques, temps forts des journées.

La visite commence par la salle à manger qui sert aussi de ludothèque, où l’on trouve le coin café et où sont servis les repas thérapeutiques, temps forts des journées.

Pour le café, Jacques et Nicolas s’occupe de la gestion de la cagnotte.

Des « réunions de vie » permettent de partager des idées et de discuter avec l’équipe de soin.

Dans la salle à manger, les patients ont eu l’idée de créer des photos montages pour l’occasion.

« Les patients sont bénévoles aux Restos du cœur et à la Banque Alimentaire, ces activités extérieures font partie intégrante de la réhabilitation », précise le Dr Chistelle Paillard, psychiatre responsable de l’hôpital de jour de Châtellerault.

La deuxième pièce visitée est la salle créative où Claude et Geneviève expliquent le déroulement des séances de créations de mosaïque et où l’on peut voir quelques une des productions variées des patients.

« Créativité, concentration, patience, esprit d’équipe, lâcher-prise… sont les maîtres mots de cette activité », explique l’équipe soignante.

Mathieu accueille ensuite les visiteurs dans la salle informatique autour d’activités sur les émotions.

« Tous CAP » et « PEPS » sont des programmes de renforcement des émotions positives qui aident à renforcer et raviver l’expérience en la racontant grâce à des temps de groupe et individuels.

Des techniques de résolution de problème sont également proposées par l’équipe et des « ateliers mémoire ».

« Argent content » est un activité de gestion financière (budget, économie, achats de Noël, charges, ressources…)

Une salle spécifique a été aménagée pour l’activité socio-esthétique.

La salle d’activité manuelle propose aux patients de pratiquer le tricot , la couture, la broderie, le crochet.

« Ce sont des bons médiateurs par rapport à l’anxiété et ces activités sont aussi pratiquées en dehors de l’hôpital, de manière anonyme en milieu ordinaire, expliquent les soignants, cela permet aux patients de retrouver la bienveillance de l’hôpital à l’extérieur ».

Marie et Marie-Andrée ouvrent les portes de la salle de remédiation et présentent un programme de remédiation cognitive globale et de méta-cognition, avec leurs propres mots. Ces modules permettent de mieux s’intégrer à la société.

La salle de psychoéducation permet aux patients de prendre conscience de leur pathologie pour aller vers un rétablissement progressif et éviter la rechute.

« C’est la notion d’aidance, cela donne les outils aux patients », précise le Dr Paillard.

La salle de sport est lumineuse et équipée de tapis et matériels adéquats. De nombreuses activités sont proposées : Tennis de table, pétanque, parcours de motricité, footing, piscine et même de la cani-marche !

Joséphine et Cédric racontent les séances de sport adaptées mais aussi les sorties pour pratiquer des activités sportives au sein d’associations extérieures.

Il y a aussi le théâtre qui permet d’oublier le stress et de s’ouvrir aux autres. « Ça redonne confiance et j’appréhende mieux le rapport à l’autre », raconte Cédric en souriant.

« Corps accord », encore un jeu de mots, imaginé par l’équipe, permet de lutter contre la sédentarité. « On travaille sur différents aspects : l’image, la motricité, la posture, l’équilibre … », précise l’équipe.

Plusieurs sorties sont organisées, journée à La Rochelle, visite de Fort Boyard et balade sur l’Ile d’Aix, Terra aventura, bowling, cinéma … Les patients gèrent tout, de l’idée de départ, jusqu’au départ en passant par les demandes de budget, la gestion financière sur place et l’organisation logistique.

La salle de culinothérapie sert les jeudis pour préparer le repas. A tour de rôle, un patient est le Chef. Puis les tâches sont réparties : l’un fait des recherches de recettes et de menus sur internet, l’autre prévoit le matériel pendant que certains vont faire les courses. Plusieurs repas à thèmes sont ainsi prévus toute l’année : Halloween, Chandeleur, Noël… Un atelier de pâtisserie est même au programme « 1, 2, 3 Pâtissez ! », en référence à la célèbre émission de télévision.

Cette activité permet à l’équipe d’aller sur les sujets de l’alimentation « santé et plaisir », de responsabiliser les patients, de gérer un budget et d’évoquer l’hygiène adaptée.

La dernière salle regroupe les activités de photo langage et génogramme*.

*Le génogramme est une variante d’arbre généalogique utilisé en psychogénéalogie. Il représente, en plus de l’arbre généalogique classique, les liens psychologiques ayant affecté les ancêtres de la personne étudiée, voire les faits marquants et les liens affectifs. Apparu dans les années 60, il permet une visualisation de la structure familiale d’un patient telle qu’il a pu l’élaborer dans la rencontre clinique. Et c’est son caractère subjectif et n’ayant pour critère de vérité que la sienne propre qui en fera un support privilégié sur lequel le médecin ou le psychologue pourra s’appuyer tout au long du travail thérapeutique.

« C’est salutaire pour certains patients », conclut l’équipe.

Après le tour des salles d’activités, la visite se termine au jardin, pièce maîtresse et centrale de l’hôpital de jour.

Le jardin permet l’entraide et le travail en équipe, les patients souvent deux par deux partagent leurs expériences saisons après saisons autour de diverses plantations et semis, soigneusement sélectionnés par les jardiniers des espaces verts du CH Laborit.

En plus de ce jardin, les patients et les soignants occupent une parcelle d’un jardin partagé sur la commune, où les discussions avec les jardiniers voisins vont bon train.