La maison de la réhabilitation psychosociale accompagne les jeunes souffrant de schizophrénie vers la réinsertion dans la cité

||La maison de la réhabilitation psychosociale accompagne les jeunes souffrant de schizophrénie vers la réinsertion dans la cité
Une partie de l'équipe de la maison de la réhabilitation

Une partie de l’équipe de la maison de la réhabilitation psychosociale, de gauche à droite : Emmanuelle Doyen, psychologue, Dr Christelle Paillard, psychiatre, Corinne Bonnet-Tanneur, cadre de santé, Elise Métais, infirmière, et Sandy Charroux, assistante sociale.

La maison de la réhabilitation psychosociale est une structure d’hospitalisation complète du Centre hospitalier Laborit, implantée dans la cité à Mignaloux-Beauvoir. Ce lieu de vie et de soins accueille actuellement six usagers, âgés de 18 à 35 ans, souffrant de troubles schizophréniques et apparentés. Sa mission : les accompagner dans un processus de reprise d’autonomie, de réinsertion sociale et professionnelle, sur une durée de 18 à 24 mois.

Les usagers sont pris en charge sur place par une équipe pluridisciplinaire : psychiatre, cadre et cadre supérieur de santé, infirmiers, psychologue clinicienne, neuropsychologue, aides-soignants, agents des services hospitaliers. Ces professionnels travaillent eux-mêmes en lien étroit avec un réseau de partenaires sociaux, médico-sociaux, associatifs, mais aussi avec les professionnels de santé libéraux, et bien sûr les familles des usagers, tout au long du projet de soins. Ils font aussi le relai avec le secteur d’origine de l’usager, ainsi qu’avec l’hôpital de jour CREATIV qui accueille les usagers dans le cadre d’activités thérapeutiques.

Un projet de soins articulé en plusieurs phases, qui commence par une période d’intégration et d’évaluation de six mois. À ce stade, l’objectif est d’acquérir plus d’autonomie dans la vie quotidienne (soins somatiques, alimentation, transports, gestion et reconnaissance des émotions, phobie sociale, etc.), avec pour enjeu de co-construire un projet personnalisé avec l’usager dans le cadre d’une véritable alliance thérapeutique. Suivent les phases de construction et de mise en œuvre du projet, par exemple, trouver un emploi ou une formation, un logement, s’insérer dans le tissu social, ou encore recréer du lien avec la famille ou les amis.

« Nous n’avons constaté aucun retour au point de départ »

La sortie vient enfin comme une période de transition, avec un important travail de relai mené en amont avec les partenaires. Chaque usager va alors construire sa « carte réseau », qui représente et qualifie ses liens avec le tissu local, familial, professionnel, judiciaire, social, avec un plan d’urgence pour chacun d’entre eux en cas de situation problématique. Après leur sortie, les usagers bénéficient d’un suivi médical et paramédical pendant plusieurs semaines. « Jusqu’à présent, tous nos usagers ont obtenu une autonomie par le logement à leur sortie. L’un d’entre eux a trouvé un emploi à l’Esat Essor, d’autres encore se sont tournés vers une reprise de formation ou du bénévolat. Nous n’avons constaté aucun retour au point de départ », se réjouit le Dr Christelle Paillard, responsable de la structure.

Créée en 2014 avec le soutien de l’Unafam 86, la maison de la réhabilitation psychosociale est une initiative inédite en Poitou-Charentes. Un nouveau bâtiment est en cours de conception à Saint-Benoît, il permettra d’accueillir 18 usagers à l’été 2018. Les usagers bénéficieront des services d’un conseiller en insertion professionnelle, et les familles d’un espace dédié.

La future maison de la réhabilitation

La future maison de la réhabilitation psychosociale ouvrira à Saint-Benoît en 2018 (agence CREA’TURE architectes, Poitiers).

2017-10-18T09:51:39+00:0021 février 2017|Soins|

Cet article vous a plu ? Abonnez-vous à notre newsletter !

Ne manquez plus rien des actualités du CH Laborit, recevez-les directement dans votre boîte email !

à la newsletter