Un centre des impliqués était installé à la gare du Futuroscope.

Avec près de deux millions de visiteurs venus du monde entier en 2015, le Futuroscope est le lieu touristique emblématique du département. Que se passerait-il si le célèbre parc d’attraction, implanté sur un site vaste et difficile à sécuriser, devenait demain la cible d’une attaque terroriste ?

Pour parer au pire, la Préfecture de la Vienne organisait ce mardi 13 septembre 2016 un exercice de simulation de grande ampleur. Pendant toute la journée, l’opération a mobilisé armée de terre, gendarmes, brigade de recherche et d’intervention, pompiers, Samu… ainsi que la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) Poitou-Charentes, située au Centre hospitalier Laborit et intégrée au Samu 86.

Améliorer les procédures pour faire face à un risque nouveau

L’équipe de la CUMP a procédé à son débriefing interne le 16 septembre.

Quatorze professionnels du Centre hospitalier Laborit – psychiatres, psychologues, infirmiers, assistants médico-administratifs – ont ainsi pris part à l’exercice, sous la responsabilité du Dr Jean-Jacques Chavagnat. En amont de l’intervention, ils avaient déjà travaillé avec le Samu sur les scénarios joués le jour J par 170 étudiants paramédicaux. Sur place, ils ont ensuite été mobilisés par le Samu dans le cadre du déploiement du plan nombreuses victimes (Novi) et du plan blanc. Répartis au Futuroscope et dans trois centres des impliqués, les intervenants de la CUMP ont pris en charge une quarantaine de blessés psychiques qui avaient été confrontés aux attaques des terroristes.