
Une prise en charge innovante intersectorielle

Depuis sa construction il y a une quinzaine d’années, le pavillon Van Gogh du Centre hospitalier Laborit dispose d’une petite piscine – chauffée à 34° et équipée de buses de massages – dédiée aux soins par hydrothérapie. Chaque semaine, du lundi matin au vendredi soir, des créneaux sont proposés aux patients hospitalisés dans l’ensemble des secteurs adultes de l’hôpital, ainsi qu’en pédopsychiatrie à Tony Lainé. Certains patients reviennent également dans le cadre d’une prise en charge en hôpital de jour ou en centre médico-psychologique.
L’hydrothérapie est proposée sur prescription médicale à des patients souffrant de pathologies psychotiques ou anxiodépressives. Individuelles, les séances durent 45 minutes et sont encadrées par un infirmier et un aide-soignant. Elles comportent des exercices de familiarisation et d’entrée dans l’eau, puis d’équilibre, de déplacements, de respiration, d’immersion, et enfin d’un moment de détente favorisé par le portage. A l’issue de chaque séance, le patient est invité à partager son ressenti dans un temps d’échange spontané avec les soignants.
L’hydrothérapie modifie le rapport au corps et à la communication
Evoluer dans l’eau, c’est redéfinir son espace et changer ses repères terrestres habituels, qu’ils soient visuels, auditifs ou sensitifs. L’hydrothérapie nécessite ainsi une adaptation et procure des sensations inexplorées : celle d’être porté par l’eau, enveloppé par l’eau qui masse… Ces moments privilégiés amènent le patient à se réapproprier son corps, à le percevoir plus léger et détendu, dans le but de lâcher prise et retrouver confiance en soi. Ils permettent au patient d’engager une communication non verbale et de modifier sa façon d’entrer en relation avec l’autre.