Alors que les accidents de la circulation sont la cause de près de la moitié des morts violentes des jeunes de 15 à 24 ans, une étude alerte sur le risque de récidive.

Baptisée ECARR2 pour Échelle d’Évaluation des Circonstances de l’Accident et du Risque de Récidive, cette thérapie développé par des pédopsychiatres et des statisticiens permet d’éviter le risque fréquent de récidive chez les jeunes conducteurs à l’origine d’accidents.

1 jeune sur 4 ayant été blessé dans un accident de la circulation risque d’avoir un nouvel accident dans l’année qui suit…

Cliniquement, il s’agit d’un essai interventionnel randomisé multicentrique, mené sur 2234 jeunes, évaluant le bénéfice d’une action de prévention dans une population d’adolescents et de jeunes adultes victimes d’accidents de la circulation et repérés à risque de récidives.

ECARR2

Ce mardi 23 novembre, La Fondation Vinci autoroutes et la Fondation MAIF publient les résultats de leur étude, menée dans le cadre de recherches dédiées à la prévention des risques routiers.

Cette étude a été pilotée par le Professeur Ludovic Gicquel, Chef du pôle universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CH Laborit de Poitiers, en coordination avec Lucia Romo, Professeur de psychologie clinique à l’université de Paris Nanterre – Hôpital Universitaire Raymond Poincaré de Garches (AP-HP), Sabrina Julien-Sweerts, Maître de conférences en psychologie clinique à l’université de Reims Champagne-Ardenne et le Professeur Pierre Ingrand du département de biostatistiques de l’université de Poitiers.

Pr Ludovic Gicquel

Nous avons analysé et défini les profils psychologiques des adolescents et jeunes adultes à risque de récidive, dès leur admission aux urgences à la suite d’un accident de la route, conducteur, passager ou piéton” explique le Pr Gicquel.

Pour les participants au programme thérapeutique, trois séances psychologiques ont été définies par thèmes :

  • le risque
  • les autres
  • les émotions

La prise en charge thérapeutique diminue le risque de récidive

Les travaux ont permis de dégager plusieurs résultats : 25% des adolescents ou jeunes adultes blessés dans un accident de la route, accueillis dans les services d’urgences, présentent un risque de récidive élevé. Plus d’un tiers d’entre eux ont eu un nouvel accident durant l’année qui a suivi.

En revanche, le taux de récidive diminue de 50% lorsque les jeunes concernés bénéficient de la prise en charge thérapeutique proposée dans l’étude. Celle-ci précise également que l’efficacité de l’action thérapeutique « semble maximale dans les 6 mois suivant l’accident initial ».

Le journal Le Parisien et son édition “Aujourd’hui en France” ainsi que plusieurs médias publient l’étude cette semaine (à lire ci-dessous).

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Étude soutenue par le CH Laborit, la Fondation MAIF, la fondation VINCI et l’Agence Régionale de Santé (ARS) Poitou-Charentes (2015) puis Nouvelle-Aquitaine.

>Lire le Communiqué de Presse de Vinci autoroutes et de la Fondation MAIF pour la Recherche