
Le Dr Damien Heit
C’est une première : une équipe de recherche poitevine, pilotée par l’Unité de recherche clinique (URC) Pierre Deniker, du Centre hospitalier Laborit, s’est hissée en tête de liste du Programme hospitalier de recherche clinique interrégional (PHRC-I) 2015. Une distinction attribuée par la direction générale de l’offre de soins, du ministère de la Santé, à des projets de recherche clinique hospitaliers innovants.
Les 165 933 € de financement du PHRC-I vont permettre à l’équipe du Dr Damien Heit, sous la direction du Pr Nemat Jaafari, de mener une étude de grande ampleur inédite sur la stimulation transcrânienne directe à courant continu (tDCS), chez les patients souffrant de trouble obsessionnel compulsif (TOC) sévère résistant. Conduite par l’URC – en charge de l’élaboration du protocole puis de l’analyse des données – l’étude sera menée sur 100 patients, inclus dans les centres de Nantes, Rennes, Tours, et Nice. Elle sera lancée en fin d’année 2016 pour une durée de deux ans.
Un nouvel espoir pour les patients souffrant de TOC
Aujourd’hui, plus de 50% des patients souffrant de trouble obsessionnel compulsif ne répondent pas correctement aux traitements conventionnels. Si les résultats de l’étude s’avèrent concluants, cette technique de stimulation cérébrale non invasive pourrait venir renforcer l’arsenal thérapeutique pouvant être proposé à ces patients.
Concrètement, il s’agit de délivrer un courant électrique par l’intermédiaire de deux électrodes, apposées directement sur la tête du patient pour stimuler certaines zones corticales en fonction de la pathologie traitée. Tandis que l’électrode positive (anode) a une action activatrice, l’électrode négative (cathode) a au contraire une action inhibitrice ; l’objectif étant de rétablir un fonctionnement cérébral normal, notamment au niveau des boucles de circulation de l’information.